Nicolas Hulot, Le syndrome du Titanic, Calmann-Lévy, 2004, Le livre de Poche
Table :
La parabole du nénuphar - Le sommet de l'espoir - Retour sur terre - Itinéraire - Escale africaine - Fatalisme et fatalité - Et l'orchestre jouait - Escale néo-zélandaise - Des animaux et des hommes - lectures - rencontres - Escale provençale - La terre nourricière - Escale malgache- Le cercle des peuples disparus - Escale polaire - Le jardin de Dieu - Le yin et le yang - escale marine - Dérèglements climatiques (et autres) - Pour que vive la planète bleue - Quelques ouvrages pour aller plus loin.
L'auteur :
Nicolas Hulot, né le 30 avril 1955 à Lille, est un journaliste, animateur et producteur de télévision, écrivain, homme d'affaires et homme politique français. D'abord connu du public pour son émission télévisée Ushuaïa, il s'engage dans la protection de l'environnement et la sensibilisation du grand public sur les questions écologiques. En 1990, Nicolas Hulot crée la Fondation Ushuaïa, qui devient ensuite la Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l'homme. Il est le coauteur du film sorti en 2009, Le Syndrome du Titanic, visant à interpeller sur l’« urgence écologique ».
Le livre (quatrième de couverture) :
"Les jours du monde tel que nous le connaissons sont comptés. Comme les passagers du Titanic, nous fonçons dans la nuit noire en dansant et en riant, avec l'égoïsme et l'arrogance de ceux qui sont convaincus d'être maîtres d'eux-mêmes comme de l'univers".
Et pourtant, les signes annonciateurs du naufrage s'accumulent : dérèglements climatiques en série, pollution omniprésente, extinction exponentielle d'espèces animales et végétales, pillage anarchique des ressources, multiplication des crises sanitaires. Nous nous comportons comme si nous étions seuls au monde et la dernière génération d'hommes à occuper cette Terre : après nous le déluge...
Nicolas Hulot a parcouru notre planète sous toutes ses latitudes. Nul ne le sait mieux que lui : c'est un espace exigu, aux équilibres précaires. Ce livre est un ultime cri d'alerte qu'il lance plutôt que ce céder au désespoir : si nous tous, riches comme pauvres, ne modifions pas immédiatement notre comportement pour faire "mieux avec moins" et mettre l'écologie au cente de nos décision individuelles et collectives, nous sombrerons inéluctablement.
Citation :
"Tout être a sa place. Moi comme les autres. les autres comme moi. Je ne suis pas encore un vieux sage, mais je m'améliore. Je sais que le bien-être est souvent une chose très simple et que la nature est une pourvoyeuse extraordinaire de ces instants qui font le bonheur. Comme tout un chacun, je suis au centre d’affrontements intimes : côté cœur, ma passion de la vie me fait craquer devant le spectacle de mon petit bonhomme découvrant les merveilles du monde, me pousse à me battre, à aimer, à vouloir; côté raison, j'analyse froidement les choses, je dresse un constat terrible, je vois l'impasse où nous sommes. La solution ? Opter pour la force des passions ; mener ce combat nécessaire, même si beaucoup d'indices nous poussent à le croire désespéré.
Nous devons apprendre à retrouver notre place au cœur de la nature, nous qui avons trop longtemps cru en occuper le centre. Et si nous éprouvons le désir de nous distinguer de l'animalité et revendiquons une souveraineté quelconque, que ce soit en ne limitant pas nos efforts à la seule protection de la vie humaine mais en l'étendant à l'ensemble du vivant. Tous ensemble exerçons enfin sur cette Terre non pas une domination aveugle, mais une vigilance globale.
Car je n'ai pas envie que mon fils Nelson et tous ceux de sa génération se disent plus tard : les salauds, ils savaient."
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