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Le-Symbolisme-du-corps-humain

"Le corps a un langage par lequel il exprime sa jouissance et ses souffrances, mais il est aussi lui-même un langage en soi, un "livre de chair".

Apprendre à lire le corps, c'est être attentif à son dessin, savoir décrypter les formes du labyrinthe anatomique ; c'est aussi entendre ce que nous disent les grands mythes de l'humanité sur la nature et la fonction subtile de chacun de nos organes ; c'est enfin, nous dit Annick de Souzenelle, redécouvrir l'Arbre des kabbalistes, car si l'homme est "crée à l'image de Dieu", l'image de son corps doit être lue comme le reflet terrestre de cet "Arbre de Vie" dont nous parle la tradition de la Kabbale.

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Après des études de mathématiques, Annick de Souzenelle, longtemps infirmière anesthésiste, est psychothérapeute. Parallèlement, elle poursuit depuis une trentaine d'années un chemin spirituel d'essence judéo-chrétienne, mais très ouvert aux autres traditions qui l'a conduite à la confession orthodoxe."

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" L'homme est archétypiel.

Dans un univers où physique et métaphysique sont deux aspects d'une même réalité, où le hasard est providentiel, où la vie est régie par des lois, tout être vivant est nécessairement l'incarnation des archétypes qui sous-tendent la manifestation.

Toute vie est archétypielle, à commencer par l'homme. Microcosme, parfois macrocosme, unissant le ciel et la terre, il récapitule toute la création qu'il est appelé à nommer ; il contient les trois règnes, il est "crée à l'image de Dieu".

Chaque organe, structure, fonction ou mécanisme n'est que la manifestation apparente, à un certain plan, de l'un des archétypes vitaux fondamentaux. Le couper de son archétype, c'est interdire de le comprendre.

L'homme est ainsi décrit depuis des milliers d'années dans les livres sacrés taoïstes, les Védas, la Bible, les Évangiles, le Coran... Les rites et les mythes de l'humanité rendent compte de cette vision. Un temps viendra où l'on saura - à nouveau - que la Tradition (la Tradition et les traditions qui la manifestent nous relie à l'arché, au Principe et aux principes, à l'Etre et à sa manifestation ; le reste n'est qu'us et coutumes) est une science, est LA science.

Comme Annick de Souzenelle, nous réapprendrons à lire les livres traditionnels, les langues sacrées, les symboles, les rites et les mythes, et nous nous apercevrons alors que tout était déjà dit. Il ne suffisait que de vouloir lire, sans préjugés, sans œillères, et surtout sans l'orgueil de l'homme du XXème siècle qui croit que seul, depuis que l'homme existe, il a compris.

Ce livre augure d'un nouvel et archaïque rapport à l'autre et à soi : se connaître soi-même, fondamentalement, savoir qu'il est deux connaissances, du cerveau et du cœur, comprendre que le monde et les hommes témoignent tous, inéluctablement de l'infinité des possibilités divines.

Ce livre augure aussi d'une nouvelle et antique médecine, car comment soigner si on ne sait pas de quel archétype l'organe malade est l'émergence, si on ignore les racines métaphysiques de la souffrance et de la maladie, si, coupant l'homme de sa dimension divine, "on met sur le même plan psychologie et ontologie" ? Comment soigner si le médecin ne sait pas qu'il doit, avant tout, relier chaque être à l'ordre du monde, à l'architecture sacrée de l'univers et de la vie, s'il ne sait pas qu'étant Son instrument, il ne peut qu'accompagner une Providence dont il ignore tout le plus souvent ?

(Docteur Jean-Marc Kespi, président de l'association française d'acupuncture)

Annick de Souzenelle, Le symbolisme du corps humain, Espaces libres, Albin Michel

 

 

 

 

 

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