La Maison de la Culture de Bourges ne sera pas réaménagée sur son site d’origine, compte-tenu du coût trop élevé des fouilles archéologiques et du temps nécessaire pour les mener à bien... De l'inconvénient d'avoir un passé.
A l’issue d’une réunion au plus haut niveau au Ministère de la Culture le jeudi 21 février 2013, le Ministère de la Culture et le maire de Bourges, Serge Lepeltier, ont pris la décision de tout reprendre à zéro et de construire un bâtiment entièrement différent et entièrement nouveau sur un autre site, probablement sur la butte contiguë à la Place Séraucourt, où se trouve actuellement le skatepark qu'il faudra donc "déménager" lui aussi (probablement du côté du Lac d'Auron).
La nouvelle Maison de la Culture comprendra des aménagements qui n'auraient pas "tenu" dans l'espace inauguré en 1964 par le général de Gaulle et son ministre de la culture (on disait des "affaires culturelles" à l'époque), André Malraux... notamment deux salles de spectacle, deux salles de cinéma, une salle d’exposition, une salle de répétition et d’échauffement, un restaurant, si bien que le public devrait plutôt gagner au change.
Un concours d’architecte doit être prochainement organisé.
... Des tribulations causées par quelques débris de poteries, le ministère de la culture ayant gelé les travaux au profit des fouilles, laissant à la charge de la municipalité d'en financer l'intégralité à travers les impôts locaux.
La mairie a préféré délocaliser la MCB, plutôt que de faire payer les Berruyers et de les faire languir indéfiniment après une maison de la Culture opérationnelle, réaménagée sur le même site.
Il restera donc de la structure qui abritait le Conservatoire de Musique et la Maison de la Culture un bâtiment fantôme : une façade Art Déco des années 20, intouchable car classée aux monuments historiques et un terrain vague.
Le même problème s'est posé pour le projet du centre commercial d'Avaricum qui devrait être inauguré fin 2013, début 2014, mais, toujours pour les mêmes raisons, sans parking souterrain.
Bien que l'intérêt archéologique du site semble quasiment inexistant, le projet est bloqué depuis environ quatre ans et le montant des indemnités de retard dû aux Entreprises risque d'être salé.
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