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Benoît Lobet, Prier 15 jours avec Georges Bernanos

Prier 15 jours avec Georges Bernanos par Benoît Lobet, Nouvelle Cité, 1998

Table des matières : Introduction - Rappel biographique - Note préliminaire - 1. La sainteté - 2. Le mal - 3. La comédie - 4. "La tentation du désespoir" - 5. Le mépris de soi - 6. Le complot du monde - 7. Le mensonge - 8. La sainte agonie - 9. L'agonie, acte d'amour - 10. La grâce - 11. La joie - 12. Le "miracle de nos mains vides" - 13. La supplication - 14. La Vierge - La prière - Pour conclure

Benoît Lobet est professeur de théologie à l'Ecole de la Foi (Tournai) et à l'institut Cadijn (Louvain-la-Neuve), auteur de plusieurs ouvrages (chez Nouvelle Cité et Stock), Benoît Lobet connaît en profondeur la vie spirituelle et la création littéraire. D'où cet ouvrage pour nous faire découvrir la prière avec un très grand écrivain chrétien.

Extrait de l'introduction :

"C'est la première fois que cette collection accueille un auteur de roman comme un maître de spiritualité et de prière, capable de donner à "prier quinze jours" avec lui. Des personnages de fiction peuvent-ils donc, autant que des personnes "existant ou ayant existé", introduire à une relation véritable avec le Dieu vivant ? Le pari est ici que l'on doit répondre "Oui" à pareille question, et pour des motifs qu'il faut qualifier de théologiques. La littérature de fiction, en effet, est littérature non seulement d'invention, mais aussi - et on donnera au terme utilisé son sens religieux - de "révélation". Une fois imaginés par l'auteur, les personnages prennent leur vie et leur consistance propres, ils échappent en quelque manière à leur concepteur qui se met lui-même à leur écoute pour écrire leur destinée : ainsi donnent-ils à lire un aspect inattendu de la réalité, y compris de la réalité spirituelle. Ils la dévoilent, ils la "révèlent". Et, peut-être, surtout lorsqu'il s'agit de Dieu : les figures rencontrées dans les romans ne dont-elles pas, plus que toutes les autres, libres d'évoquer ce qui restera toujours au-delà de toute imagination, de dire ce qui restera toujours l'indicible ? La fiction conduit à des audaces dont s'effraieraient des genres plus convenus.

Autre connivence : elle touche aussi à l'universel. L'intérêt d'un roman n'est-il pas d'abord dans son "style", dans ce travail de l'écriture qui permet à l'auteur de rejoindre chacun, quelles que soient ses préoccupations, à travers des personnages contingents et particuliers ? Une histoire qui, sans ce travail, n'intéresserait que soi, la voici devenue un miroir tendu au lecteur pour qu'il apprenne à regarder sa vie de façon neuve, pour qu'il y découvre des linéaments inattendus. N'est-ce pas aussi une façon d'entrer dans la prière, dans l'exploration silencieuse de soi devant Dieu, dans l'incessante découverte de notre coeur où l'Esprit veut venir faire sa demeure ?..."

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