Arnaud Delalande, La musique des morts, Editions Grasset & Fasquelle, 2003
Né à Luzaka (Zambie) en 1971, Arnaud Delalande est écrivain et scénariste. Après des études à Pontoise, une hypokhâgne et une khâgne aux lycées Chaptal et Victor Duruy (Paris), puis une licence d’histoire, il est diplômé de l’Institut d'études politiques de Paris en 1994. Repéré par l’éditrice Françoise Verny, il publie son premier roman en 1998 à 26 ans, Notre-Dame sous la Terre. En 2002, il publie L’Église de Satan : Le Roman des Cathares. C’est ensuite un thriller sur la destinée d’un violon qui sème la mort autour de lui, La Musique des morts (Grasset, 2003), et l'année suivante Le Piège de Lovecraft, thriller inspiré de l'œuvre du célèbre auteur de romans fantastiques américain. Mais c’est surtout la saga "Viravolta, l’Orchidée Noire", publiée entre-temps, qui lui permet de se consacrer pleinement à l’écriture.
Résumé du roman :
"Fabriqué au début du XVIIIème siècle par un obscur luthier russe du nom de Svetlan Borg, le Cygne est un violon prodigieux, qui n'a rien à envier aux plus grands Stradivarius. Violoniste de génie, interprète virtuose, Niccolo Paganini, dit « le Diable », aurait emporté l'instrument avec lui dans sa tombe. Aujourd'hui, à Paris, "le Cygne" obsède un compositeur célèbre et à la santé déclinante, du nom d'Igor Vissevitch. Son fils Frédéric a grandi dans son ombre, sans toutefois en avoir le talent. Amoureux de la jeune Célia, chanteuse lyrique qui doit collaborer à l'ultime chef-d'oeuvre du maestro, Frédéric se rend à Prague pour y retrouver la trace du Cygne. Là, le jeune homme fait la connaissance du rabbin Elie Bogdanowicz, maître de la Synagogue Vieille-Nouvelle et luthier de renom, qui remet à Frédéric le corps de l'instrument tout en l'instruisant sur sa généalogie légendaire. Puis Frédéric s'envole pour Venise, afin de quérir l'archet perdu du Cygne, réunissant ainsi les deux pièces de l'instrument dispersées par l'Histoire, avant de les rapporter à son père... Mais bientôt, Elie est assassiné. Igor Vissevitch lui-même, dont le comportement a curieusement évolué depuis l'acquisition du violon, est tué dans de troubles circonstances. Confronté à la brutalité et à l'énigme de ces disparitions, Frédéric découvre l'existence d'une partition dissimulée dans l'étui du violon. Il s'agit du Mouvement Perpétuel, l'un des tours de force de Paganini, considéré aujourd'hui encore, avec les Caprices, comme insurpassable. Frédéric n'a, pour seule piste, que cette partition. Il s'y plonge alors avec frénésie, allant jusqu'à étudier la manière que son père avait de l'interpréter, et se lance dans une enquête dont la musique est la clé... Quel secret se cache dans ce Mouvement virtuose, cascade ininterrompue de notes, de croches et d'harmoniques ? Quelle relation existe-t-il entre "le Cygne" et les tortures menées autrefois dans le ghetto de Terezin, où, une terrible nuit de 1944, le père d'Elie Bogdanowicz tint tête à un officier nazi " (source : éditions Grasset)
Extrait :
"Le violon était là.
Ce n'était pas il canone, remis autrefois à la ville de Gênes, selon les termes du testament de Niccolo. Ondiceck se passa la langue sur les lèvres, inspira et se décida à s'approcher encore. Il tendit ses mains gantées de blanc, prit lentement l'étui, l'observa quelques secondes, mit un genou en terre, le plaça en équilibre sur sa jambe et en fit sauter les attaches.
il sourit, tandis que le vent soulevait ses cheveux.
C'était bien lui. Il portait la marque de l'illustre facteur russe.
S.B.
Svetlan Borg."
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