
Gilbert Keith Chesterton, Petites choses formidables, traduction et notes de Hubert Darbon, Desclée de Brouwer, 2018
I. Petites choses formidables - II. Un morceau de craie - III. Le secret d'un train - IV. Le jeu parfait - V. Le cocher stupéfait - VI. Un accident - VII. Les avantages d'avoir une seule jambe - VIII. La fin du monde - IX. Place de la Bastille - X. Etre au lit - XI. Les douze hommes - XII. Le vent et les arbres - XIII. Le Dickensien - XIV. Dans le monde sens dessus dessous - XV. Ce que j'ai trouvé dans ma poche - XVI. La grand-mère du dragon - XVII. L'ange écarlate - XVIII. Le Beffroi - XIX. Ma rencontre avec le Président - XX. Le géant - XXI. Un grand homme - XXII. Le Barbier orthodoxe - XXIII. Le théâtre miniature - XXIV. La Tragédie des deux pence - XXV. En taxi à la campagne - XXVI. Les deux bruits - XXVII. Des policiers et une morale - XXVIII. Le lion - XXIX. De l'Humanité - (Interlude) - XXX. Les Petits oiseaux qui ne chantaient pas - XXXI. L'énigme du lierre - XXXII. Les voyageurs étonnants - XXXIII. La gare préhistorique - XXXIV. Le partisan du diable - XXXV. Un aperçu de mon pays - XXXVI. Une histoire assez improbable - XXXVII. Le magasin de fantômes - XXXVIII. La ballade d'une ville étrange - XXXIX. Le mystère du cortège
L'auteur :
Gilbert Keith Chesterton naît à Londres le 29 mai 1874. Contemporain de George Bernard Shaw et d'Oscar Wilde, il est l'auteur de plus d'une centaine d'ouvrages : récits policiers (les célèbres enquêtes du Père Brown), poésie, philosophie, biographie ou apologétique chrétienne. Il meurt le 14 juin 1936 dans sa maison de Beaconsfield, dans le Buckinghamshire. Jorge Luis Borges, saluant "la félicité enfantine ou divine que laisse entrevoir chaque page de son oeuvre", reconnaissait en lui l'un des géants des lettres anglaises."
Préface de l'auteur :
"Ces feuillets volants ont été recueillis avec l'aimable autorisation du Daily News, où ils furent d'abord publiés. Ils ne constituent guère plus qu'une sorte de journal sporadique, où n'est racontée qu'une journée sur vingt, selon la fantaisie de l'auteur - lequel n'a jamais su tenir un journal, et encore moins un journal intime. Mais, si triviaux que paraissent les sujets abordés ici, ils ne sont pas sans fil rouge. Le lecteur qui relèvera les yeux, franchement soulagé, de la lecture de ces pages, posera peut-être son regard sur un pied de lit ou un pied de lampe, sur un volet ou bien sur un mur. Sans nul doute, ce sera en tout cas quelque chose qu'il n'avait jamais vu, c'est-à-dire jamais compris. Il ne pourrait écrire un essai sur un pied de lit ou sur un mur : il ne comprend pas leur signification. Il ne pourrait même pas écrire le plan d'un essai, quelque chose comme : "Le Pied de lit - Sa signification - Elément indispensable à l'idée de Sommeil - La Nuit comme un Infini - Le Besoin d'une Architecture monumentale, et ainsi de suite. Il ne pourrait établir l'ébauche d'une théorie sur les volets, même en résumé. Le Volet - Sa similitude avec le Rideau et le Voile - La Modestie est-elle naturelle ? - Adoration et Evitement du Soleil, etc., etc. Nous ne pensons jamais assez aux choses sur lesquelles se pose notre regard. Mais ne laissons pas notre regard se poser un instant. L'oeil ne doit pas être paresseux. Faisons-lui faire de l'exercice, jusqu'à ce qu'il sache voir les faits surprenants qui gambadent un peu partout, visibles comme le nez au milieu de la figure. Soyons des athlètes oculaires. Apprenons à écrire des essais, à propos de tel chat de gouttière ou de tel nuage coloré. C'est ce que j'ai essayé de faire dans ce qui suit, mais je suis sûr que n'importe qui pourrait faire mieux. Il suffit de s'y mettre."
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