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Tunisie/ le ministre de l’Intérieur : "J’ai fui par miracle"
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| Publié le Mardi 01 Février 2011 à 21:48 |
| Dernière mise à jour, le Mercredi 02 Février 2011 09:33 |
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Pour la petite histoire, un groupe de 2 à 3 mille personnes ont pris hier d’assaut le ministère de l’Intérieur. Le ministre a comparé ces personnes aux pirates de Somalie, seule différence : la couleur de peau. "Ils étaient armés, ivres et drogués". L’étonnant dans cette histoire hallucinante, est que ces assaillants ont été tous libérés, ce qui a mis la puce à l’oreille du ministre de l’Intérieur, qui a déduit des complicités évidentes parmi les responsables de l’appareil de sécurité intérieure. C’était l’une des raisons qui a incité le ministre à faire le ménage au sein de l’appareil sécuritaire. "42 responsables sécuritaires de la direction centrale ont été démis de leur fonctions ce mardi", a-t-il fait savoir. Une dépêche de la TAP , citant une source autorisée auprès du ministère de l'Intérieur indique à ce sujet, qu'il a été procédé, mardi à la mise à la retraite d'office de 27 responsables sécuritaires et de 7 autres à la retraite ainsi que la nomination de 7 nouveaux directeurs à la tête de plusieurs secteurs de la sûreté nationale. "De nouveaux responsables ont été désignés à la tête des différentes directions de la sécurité publique, dont la Direction générale de la sûreté nationale, la Direction générale de la sécurité publique, la Direction générale des services spéciaux, la Direction générale des services techniques, la Direction générale des unités d'intervention, la Direction générale de la sécurité du chef de l'Etat et des personnalités officielles, l'Inspection générale de la sûreté nationale, la Direction générale de la formation, la Direction de l'Ecole supérieure des forces de sécurité intérieure, la mutuelle des fonctionnaires de la sûreté nationale des établissements pénitentiaires et la Direction centrale des opérations". Farhat Rajhi a néanmoins indiqué que les mêmes personnes qui ont attaqué le ministère de l’Intérieur sont lâchées dans la nature, ont sévi aujourd’hui dans tout le pays et ont semé la panique. Il a reconnu l’existence d’une défaillance sécuritaire en Tunisie, en prévenant contre la propagation de l’intox, démentant des cas de kidnapping dans le pays. Une source du ministère, citée par la TAP, a démenti, à ce titre, "les rumeurs mensongères propagées au sujet de l'enlèvement d'enfants dans certains établissements éducatifs, des informations dénuées de tout fondement, à l'exception d'un cas unique d'un jeune âgé de 16 ans. Les investigations ont montré que ce jeune a été repéré dans l'une des villes côtières et qu'il est réputé pour ses absences répétées de l'école rendant plausible l'hypothèse de sa fugue et non de son kidnapping". Pour revenir à la défaillance sécuritaire, le ministre l’a expliquée par le fait que des postes de police ont été incendiés et d’autres ont été désertés. Par ailleurs, il existe actuellement 10 mille prisonniers qui ont fui les prisons, le problème c’est que ces prisonniers même s’ils sont ramenés, on n’a pas où les mettre, car la plupart des prisons ont été détruites, brûlées, a indiqué le ministre, qui ignorait que son collègue de la justice a appelé les prisonniers qui se sont évadés pendant la révolution à rejoindre la maison d'arrêt ou le poste de police le plus proche pour régulariser leur situation. Farhat Rajhi a affirmé que de nombreux responsables du ministère de l’Intérieur démis sont proches de l’ancien régime, annonçant que Rafik Haj Kacem, ancien ministre de l’Intérieur est actuellement en garde à vue, et est interrogé dans le cadre de la même affaire d’Ali Seriati, en l’occurrence, la conspiration contre la sûreté intérieure. Le ministre de l’Intérieur a reconnu les débordements sécuritaires lors de l’assaut contre les manifestants en sit-in à l’esplanade de la Kasbah, du fait que les ordres ont été mal appliqués. Il a réitéré que des excuses seront présentées, si ces débordements sont confirmés par l'enquête. Ceci étant, le ministre de l’Intérieur a annoncé que les 24 gouverneurs du pays seront remplacés.
Gnet
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