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Sigmund Freud, qu'avez-vous à dire pour votre défense ? - Le blog de Robin Guilloux
"Notre pratique est une escroquerie, bluffer, faire ciller les gens, les éblouir avec des mots qui sont du chiqué (...) Du point de vue éthique, c'est intenable, notre profession ; c'est bien ...
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Michel Onfray, Le crépuscule d'une idole, l'affabulation freudienne, Grasset, 2010
Sommaire : Préface : Le salon de cartes postales freudiennes - Première partie : symptômatologie. Déni soit qui mal y pense - Deuxième partie : Généalogie. Le crâne de Freud enfant - Troisième partie : Méthodologie. Un château en Espagne - Quatrième partie : Thaumaturgie. Les ressorts du divan - Cinquième partie : Idéologie. La révolution conservatrice - Conclusion : Une illusion dialectique - Bibliographie
Né le 1er janvier 1959 à Argentan (Orne), Michel Onfray est un philosophe et essayiste français qui défend une vision du monde hédoniste, épicurienne et athée. En 2002, à la suite de la montée du Front national, parti politique d'extrême droite, lors de l'élection présidentielle, il quitte sa carrière d'enseignant pour créer l'université populaire de Caen où il délivre pendant treize ans un cours intitulé « contre-histoire de la philosophie » retransmis sur France Culture. Sa portée médiatique est renforcée par des interventions régulières à la télévision et à la radio TV ou radio où il s'exprime au sujet de débats politiques et sociaux. Michel Onfray est un auteur fécond avec plus de quatre-vingts ouvrages publiés. Sa pensée est principalement influencée par des philosophes tels que Nietzsche et Épicure, par l'école cynique, par le matérialisme français et par l'anarchisme proudhonien.
"Le Crépuscule d'une idole, sous-titré L'Affabulation freudienne, est un essai sur Sigmund Freud publié le 21 avril 2010 aux éditions Grasset.
Après avoir découvert une certaine critique de la psychanalyse (Le livre noir de la psychanalyse), Michel Onfray a lu l'œuvre complète de Freud (Œuvres complètes de Freud / Psychanalyse) publiée aux Presses universitaires de France, les hagiographes comme Ernest Jones, la correspondance avec Wilhelm Fliess.
Il conteste la psychanalyse freudienne qu'il considère comme une psychologie littéraire non scientifique.
« Ce livre est une psycho-biographie nietzschéenne dans laquelle je croise les faits, les dates et l'œuvre, tout est vérifiable, j'ai lu 6000 pages de l'œuvre complète de Freud et sa correspondance ». Le livre, qui d'après son auteur, « déchire quelques cartes postales », a déclenché les foudres des psychanalystes. Michel Onfray conclut « les lecteurs seront les juges de paix ».
Cohérent avec lui-même, Michel Onfray s'en prend ici à une religion qui, bien plus que les monothéismes qu'il pourfendait dans son Traité d'athéologie, semble avoir encore de beaux jours devant elle. Cette religion, c'est la psychanalyse - et, plus particulièrement, le freudisme.
Son idée est simple, radicale, brutale : Freud a voulu bâtir une " science ", et il n'y est pas parvenu. Il a voulu " prouver " que l'inconscient avait ses lois, sa logique intrinsèque, ses protocoles expérimentaux - mais, hélas, il a un peu (beaucoup ?) menti pour se parer des emblèmes de la scientificité. Cela méritait bien une contre-expertise. Tel est l'objet de ce travail.
Avec rigueur, avec une patience d'archiviste, Michel Onfray a donc repris, depuis le début, les textes sacrés de cette nouvelle église. Et, sans redouter l'opprobre qu'il suscitera, les confronte aux témoignages, aux contradictions, aux correspondances. A l'arrivée, le bilan est terrible : la psychanalyse, selon Onfray, ne serait qu'une dépendance de la psychologie, de la littérature, de la philosophie - mais, en aucun cas, la science " dure " à laquelle aspirait son fondateur.
On sera, devant une telle somme, un peu médusé : Freud n'en ressort pas à son avantage. Et encore moins sa postérité - qui aura beau jeu de prétendre que si Michel Onfray conteste si violemment la religiosité en vogue chez les archéologues de l'inconscient, ce serait précisément parce qu'il craindrait de contempler le sien.
Une " ouverture " biographique, semblable à celle qui précède chacun de ces essais, devance cette objection en racontant comment et pourquoi Michel Onfray a découvert - en vain - cette " science de l'âme " qui n'en est pas une. (source : Grasset)
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