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Groupe de Louis Ferdinand Céline citations
Groupe de Louis Ferdinand Céline citations has 263 members. Citations et discussions sur l'oeuvre et l'homme qu'était Louis Ferdinand Céline. Le tout,...
"Il existe pour le pauvre en ce monde deux grandes manières de crever, soit par l'indifférence absolue de vos semblable en temps de paix, ou par la passion homicide des mêmes la guerre venue." (1932)
"Les grandes œuvres sont celles qui réveillent notre génie."
"Dès que dans l'existence ça va un tout petit peu mieux,on ne pense plus qu'aux saloperies." (1936)
"La grande défaite, en tout, c'est d'oublier, et surtout ce qui vous a fait crever, et de crever sans comprendre jamais jusqu'à quel point les hommes sont vaches." (Le voyage au bout de la nuit, 1932)
"On se croit enculé d'un petit centimètre, on l'est déjà de plusieurs mètres."
"Les enfants, c'est comme les années, on les revoit jamais." (Mort à crédit)
Avec la Vitruve on était toujours en chicane sur la question des misères. C'est elle qui prétendait toujours qu'elle avait souffert davantage. C'était pas possible. Pour les rides, ça c'est bien sûr, elle en a bien plus que moi. C'est inépuisable les rides, le fronton infect des belles années dans la viande. « Ça doit être Mireille qui les a rangées vos pages »" (Mort à crédit 1936)
« Le cinéma, ce nouveau petit salarié de nos rêves on peut l’acheter lui, se le procurer pour une heure ou deux, comme un prostitué. »
"La vie c'est corvée de bout en bout, on les remet, toc ! elles rappliquent...tout vous oublie, tout s'efface, le Temps fait son oeuvre, mais les corvées, pardon Madame, sont là et re-là ! ...un peu ! comment costaudes ! vous en voulez plus, elles vous somment, sonnent , exigent, vous traquent, vous tuent..."
« Nous voici encore seuls. Tout cela est si lent, si lourd, si triste... Bientôt je serai vieux. Et ce sera enfin fini. Il est venu tant de monde dans ma chambre. Ils ont dit des choses. Ils ne m'ont pas dit grand-chose. Ils sont partis. Ils sont devenus vieux, misérables et lents chacun dans un coin du monde.
Hier à huit heures Madame Bérenge, la concierge, est morte. Une grande tempête s'élève de la nuit. Tout en haut, où nous sommes, la maison tremble. C'était une douce et gentille fidèle amie. Demain on l'enterre rue des Saules. Elle était vraiment vieille, tout au bout de la vieillesse. Je lui ai dit dès le premier jour quand elle a toussé : « Ne vous allongez pas surtout !... Restez assise dans votre lit ! » Je me méfiais. Et puis voilà... Et puis tant pis. (...) » (Mort à crédit, 1936)
"C'est que je ne connaissais pas encore les hommes.
Je ne croirai plus jamais à ce qu'ils disent, à ce qu'ils pensent. C'est des hommes et d'eux seulement qu'il faut avoir peur, toujours". (Le voyage au bout de la nuit,1932)
Le voyage continue en effet, nous allons vers du mieux car nous ne pourrons pas continuer à descendre. C'est parce que nous sommes descendus que nous remonterons ! Cela se fera, lorsque les hommes auront fini d'expérimenter ce qu'il y a de plus noir en eux ! Ensuite nous pourrons enfin souffler ...
« Résister aux assauts des remarques et des questions pleines de vin blanc qui se croisent implacables au-dessus de votre tête innocente, c’est du boulot, c’est pas commode. » (Le voyage au bout de la nuit)
" Alphonse , lui où il bluffait c'était au saut, à l'ouverture! ...Plof ! ... Le bec de cane ! Il sortait ! mais pas aussi étonnant que Bébert en compréhension ... en véritable langage << brrt brrt >> ... en beauté non plus, en moustaches ! ... J'étais fier ... Bébert, son extraordinaire c'était la promenade, la balade, sa façon de nous suivre ... mais pas pendant le jour, seulement le soir, et à condition qu'on lui cause ... << ça va Bébert ? >> ... Brrt ! Ah, il en voulait ! ... Place Blanche , La Trinité , une fois les Boulevards ... mais depuis au moins trois ... quatre mois on sortait plus le soir ... depuis les attentats ... on sortait plus après six heures ... Si ça déplaisait à Bébert ! Il miaulait dur ! ... plein le couloir ... Il s'en foutait des raisons ... il était vadrouiolleur de nuit ... mais jamais tout seul solitaire ! ... avec nous ... avec nous seulement ... et en paroles tous les dix mètres ... vingt mètres ... << brrt brrt >> ... une fois presque jusque à l'Etoile ... Il avait peur que des motos ... Si y en avait une dans la rue, même loin, il me jaillissait dessus à pleines griffes , il me sautait comme après un arbre ... Des vrais excursions souvent, les Quais , jusque chez Mahé , c'est rare pour un chat les Quais ... Ils aiment pas la Seine ..... " (Féerie pour une autre fois - Gallimard - 19 ème édition , 1952 - pp. 38 / 39)
"IL Y A UN MOMENT OÙ ON EST TOUT SEUL QUAND ON EST ARRIVÉ AU BOUT DE TOUT CE QUI PEUT VOUS ARRIVER. C'EST LE BOUT DU MONDE. LE CHAGRIN LUI-MÊME, LE VÔTRE, NE VOUS RÉPOND PLUS RIEN ET IL FAUT REVENIR EN ARRIÈRE ALORS, PARMI LES HOMMES, N'IMPORTE LESQUELS. ON N'EST PAS DIFFICILE DANS CES MOMENT-LÀ CAR MÊME POUR PLEURER IL FAUT RETOURNER LÀ OÙ TOUT RECOMMENCE, IL FAUT REVENIR AVEC EUX". (Le voyage au bout de la nuit, 1932)
« Qu'importe mon livre ? Ce n'est pas de la littérature. Alors ? C'est de la vie, la vie telle qu'elle se présente. La misère humaine me bouleverse, qu'elle soit physique ou morale. Elle a toujours existé, d'accord ; mais dans le temps on l'offrait à un Dieu, n'importe lequel. Aujourd'hui, dans le monde, il y a des millions de miséreux, et leur détresse ne va plus nulle part. Notre époque, d'ailleurs, est une époque de misère sans art, c'est pitoyable. L'homme est nu, dépouillé de tout, même de sa foi en lui. C'est ça, mon livre [...]. J'ai écrit comme je parle. Cette langue est mon instrument. Vous n'empêcheriez pas un grand musicien de jouer du cornet à piston. Eh bien ! je joue du cornet à piston [...]. Les mots sont morts, dix sur douze sont inertes. Avec ça, on fait plus mort que la mort. Et puis, la littérature importe peu à côté de la misère dont on étouffe. Ils se détestent tous... S'ils savaient s'aimer ! » (Interview avec Pierre-Jean Launay, Paris-Soir, 10 novembre 1932)
"Évidemment Alcide évoluait dans le sublime à son aise et pour ainsi dire familièrement; il tutoyait les anges, ce garçon, et il n'avait l'air de rien. Il avait offert sans presque s'en douter à une petite fille vaguement parente des années de torture, l'annihilement de sa pauvre vie dans cette monotonie torride, sans conditions, sans marchandage, sans intérêt que celui de son bon coeur. Il offrait à cette petite fille lointaine assez de tendresse pour refaire un monde entier et cela ne se voyait pas.
Il s'endormit d'un coup, à la lueur de la bougie. Je finis par me relever pour bien regarder ses traits à la lumière. Il dormait comme tout le monde. Il avait l'air bien ordinaire. Ça serait pourtant pas si bête s'il y avait quelque chose pour distinguer les bons des méchants." (Le voyage au bout de la nuit)
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