Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog

Souverain du pays des neiges et du royaume de la douleur, ils te bandèrent les yeux, pauvre agneau des outrages : « Devine qui t’a frappé ! »

Ils ne pardonnaient pas au roi d’être royal et de haïr la guerre.

Edelweiss d’argent blessé par la bassesse, où sont les singes qui te bafouèrent ?

Qui consola les gentianes bleues de ton regard ?

Où sont les lanternes de lune du traîneau de cristal où t’emportait la nuit ?

Où vit le cygne au chant magique ?

Tant d’amour et si peu de partage !

Tant de montagnes et de glaciers où nul ne pouvait te suivre !

Tant de châteaux et n’habiter nulle part !

La foudre qui s’abat choisit les plus beaux arbres,

Mein sanfter König ohne Freunde

Désormais consolée d’étoiles, ta solitude se berce à l’infini dans la constellation du cygne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cette page

Repost 0