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Lyon, grande sœur de Sienne, fardée de safran, sertie dans la scintillation profuse de tes deux fleuves, pétrochimique en tes pourtours, alchimique en ton cœur…

La rue Saint-Jean, le sang des canuts sur les pavés de la Croix Rousse…La colline qui prie et la colline qui travaille, Saint Julien Aymar à la jointure.

Lyon, les rouleaux de soie dégringolant dans les traboules, les navires italiens sur la Saône, le théâtre de marionnettes du Parc de la Tête d’Or, près du vieux manège où Guignol et Gnafron font rigoler les gones.

 

Lyon, capitale des Gaules, fille de la Rome antique, berceau de la primitive Eglise : Blandine, Irénée, Polycarpe, qui chantaient dans les supplices…

Notre-Dame de Fourvière, la primatiale Saint-Jean où je t’ai rencontrée.

Il est trois heures de l’après-midi à l’horloge astronomique…Je pense à ton visage, ton visage d’aube claire et ton sourire de clairière remplie d’oiseaux, ton sourire de matin calme sur mes rêves, le sourire de ton visage, en filigrane, sur l’eau du grand fleuve, sur la buée de mes vitres, la buée de mes paupières.

Je resterai des jours entiers dans la clarté à regarder tes yeux, à boire la lumière à travers les feuilles, à épeler le mystère des arbres, à caresser le rire du vent sur ton visage, à danser avec les hirondelles…

Je ne savais rien du bonheur.

Il faudra bien que je m’y fasse.

 

 

 

 

 

 

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